ʿUmar II
Huitième calife omeyyade, douzième calife sunnite (682-720)
Nº Q298403 ★★★
Rare · Personnalités
ʿUmar II
Huitième calife omeyyade, douzième calife sunnite (682-720)
Omar II ou Abou Hafs Omar ibn Abd al-Aziz (arabe : أبو حفص عمر بن عبد العزيز, ʾAbū Ḥafṣ ʿUmar ibn ʿAbd Al-ʿAzīz), né vers 682 à Médine et mort en 720 à Alep, est le huitième calife omeyyade et donc le douzième calife sunnite. Il succède à son cousin Sulaymān en 717.
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Omar II ou Abou Hafs Omar ibn Abd al-Aziz (arabe : أبو حفص عمر بن عبد العزيز, ʾAbū Ḥafṣ ʿUmar ibn ʿAbd Al-ʿAzīz), né vers 682 à Médine et mort en 720 à Alep, est le huitième calife omeyyade et donc le douzième calife sunnite. Il succède à son cousin Sulaymān en 717. Omar II est parfois considéré par les sunnites comme le cinquième calife bien guidé de l'islam pour sa sagesse, sa justesse et sa grande piété. Son règne est marqué par une entreprise de consolidation du califat, tant sur le plan politique que religieux. Ces efforts comprennent la première collecte officielle des hadiths ainsi qu'une promotion vigoureuse de la Sunna. Sur le plan économique, il cherche à stabiliser l'État en mettant en œuvre une réforme fiscale qui établit l'égalité des musulmans non arabes (mawālī) en les exemptant de la jizya, tout en protégeant les terres publiques contre leur privatisation au profit de la dynastie. Ces politiques visent à concilier les besoins financiers de l'État avec les principes de justice islamique. Confronté aux lourdes pertes humaines et à la pression financière considérable causées par le siège de Constantinople, ʿUmar réoriente la politique défensive de l'État. Il ordonne le retrait des forces musulmanes des fronts septentrionaux les plus exposés, notamment de Constantinople et de Cilicie, afin de concentrer la défense autour du cœur syrien du califat. Malgré une réduction générale des grandes campagnes offensives, son gouvernement poursuit des opérations militaires locales et supervise notamment la fortification de Narbonne en Septimanie. De nombreux musulmans le considèrent comme le cinquième calife « bien guidé » et nombre de ses contemporains voient en lui le Mahdi, en raison de sa réputation de piété, de générosité, d'ascétisme et de son profond sens de la justice. Cette qualification repose sur une tradition historiographique limitant le...
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