Affiche rouge
Affiche de propagande
Nº Q558248 ★★★★
Super rare · Lieux
Affiche rouge
Affiche de propagande
L’Affiche rouge est le nom donné à une affiche de propagande anticommuniste et antisémite allemande tirée à 15 000 exemplaires à partir de mi-février 1944 et placardée dans des villes et villages de France, lors d'une vaste campagne de propagande baptisée « L'armée du crime », présentant les Juifs comme globalement responsables d'une série d'attentats « terroristes » réalisés par des résistants communistes. Cette campagne de propagande, lancée du 18 au 24 février 1944, sous l'occupation allemande, visait à soutenir la théorie du complot d'un «...
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L’Affiche rouge est le nom donné à une affiche de propagande anticommuniste et antisémite allemande tirée à 15 000 exemplaires à partir de mi-février 1944 et placardée dans des villes et villages de France, lors d'une vaste campagne de propagande baptisée « L'armée du crime », présentant les Juifs comme globalement responsables d'une série d'attentats « terroristes » réalisés par des résistants communistes. Cette campagne de propagande, lancée du 18 au 24 février 1944, sous l'occupation allemande, visait à soutenir la théorie du complot d'un « judéo-bolchévisme », en montrant une prétendue responsabilité des Juifs dans la délinquance et le terrorisme, et de supposés liens avec le communisme, afin de valoriser la condamnation à mort le 17 février 1944 de 23 résistants communistes, en majorité juifs, fusillés par les Allemands quatre jours après et appelés Groupe Manouchian-Boczov-Rayman puis dix ans plus tard « Groupe Manouchian », du nom de son commissaire militaire Missak Manouchian. Un film est diffusé la même semaine aux actualités cinématographiques, alors qu'on recense 330 cinémas pour la seule ville de Paris, la campagne de propagande comportant aussi des tracts, brochures et interventions à la radio et dans la presse écrite, notamment un reportage du journal d'actualités Signal[réf. incomplète]. Cependant, selon Adam Rayski, l'allégation selon laquelle les accusés auraient comparu dans une salle d'audience dans un grand hôtel parisien est un « énorme mensonge de la propagande allemande et vichyssoise ». Les historiens doutent que les journalistes « français » et « étrangers » prétendant y avoir assisté aient été là. Les vingt-trois victimes appartenaient toutes aux FTP-MOI de la Résistance. Le tiers étaient des résistants polonais. Une dizaine, dont sept juifs, ont leur photo sur cette affiche qui a donné son nom à la première chanson de l'album de 1961 de Léo Ferré, mais ne sera...
Texte : Wikipédia, CC BY-SA 4.0. · Image : Vichy administration in France (Public domain) ·