Commune · Savoirs

Annate

Impôt papal

Les annates, en latin : annatæ, étaient un impôt perçu par le pape sur les bénéfices ecclésiastiques, à chaque vacance du siège doté. L'origine de cet impôt semble être le cyricsceat, un tribut dû à l'église par le locataire de ses terres.

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Il est basé sur la législation lévitique reprise dans l'ancien testament et appliquée au ministère chrétien. Ainsi, le Deutéronome rappelle que les Juifs devaient verser aux sacrificateurs les prémices (ou premiers fruits des récoltes) ainsi que les dîmes. La législation la plus ancienne connue sur ce point est celle d'Eádmund vers le milieu du dixième siècle ; il ordonne le paiement de la dîme, du cyricsceat et de l'aumône, et déclare que celui qui ne le fera pas sera excommunié. Initialement, les annates ou premiers fruits étaient les revenus de la première année d'un bénéfice ecclésiastique versés à la Curie pontificale (ou aux évêques à l'époque médiévale). Au cours du XIIIe siècle les bénéfices ecclésiastiques ont été de plus en plus souvent « collationnés », c'est-à-dire accordés directement par le pape, que ce soit pour les évêchés et les monastères, dont les postes vacants étaient pourvus par Rome, mais aussi pour les petites communautés ecclésiastiques. À cette occasion, le trésor papal recevait du nouveau titulaire une certaine taxe prélevée sur les revenus de son église. Depuis le quinzième siècle, cette taxe est généralement connue sous le nom d'annates, terme qui englobe toutes les taxes monétaires versées à la Camera apostolique (trésor papal) à l'occasion de la collation d'un bienfait ecclésiastique par le pape. Les documents les plus anciens montrent que l'annata était tantôt un privilège accordé à l'évêque pour une période de plusieurs années, tantôt un droit fondé sur un précédent immémorial.

Texte : Wikipédia, CC BY-SA 4.0. ·

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