Peu commune · Savoirs
Bianwen
Genre de la littérature populaire chinoise sous la dynastie Tang
Le bianwen (chinois 變文 / 变文, pinyin biànwén, Wade-Giles pien-wen) est un genre de la littérature populaire chinoise, existant sous la dynastie Tang, entre les viiie et xe siècles. Il se caractérise par une alternance de passages versifiés et de passages en prose.
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Le bianwen (chinois 變文 / 变文, pinyin biànwén, Wade-Giles pien-wen) est un genre de la littérature populaire chinoise, existant sous la dynastie Tang, entre les viii et x siècles. Il se caractérise par une alternance de passages versifiés et de passages en prose. Certains bianwen avaient un contenu bouddhique, d'autres un contenu profane. Des peintures servant d'illustration à l'histoire racontée par les bianwen étaient présentées au public devant lequel ils étaient récités et chantés. Ils ont été redécouverts au xx siècle parmi les manuscrits de Dunhuang. C'est le hasard d'une découverte archéologique qui a permis d'attester l'existence d'une littérature orale populaire sous la dynastie Tang. En effet, parmi les manuscrits de Dunhuang, découverts dans une des grottes du même nom (ou grottes de Mogao) au début du xx siècle, une centaine de textes relèvent d'un genre appelé bianwen, écrit dans une langue classique vulgarisée. Faisant alterner vers et prose, ils sont parfois appelés en français « chantefables ». Sous les Tang, au viii siècle, les bouddhistes de l'école du Dhyāna (le chan chinois) notaient en langue vulgaire les propos des maîtres bouddhistes, contrairement à l'usage habituel des lettrés, qui était d'utiliser le chinois écrit. On a ensuite utilisé cette même langue vulgaire, dans les monastères, pour écrire des textes visant propager la religion auprès des fidèles.
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