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Conservatisme progressiste

Nº Q7248834 ★★

Peu commune · Savoirs

Conservatisme progressiste

Le conservatisme progressiste est une doctrine idéologique de nature syncrétique qui articule des orientations traditionnellement rattachées au conservatisme et des inflexions empruntées aux courants progressistes. Il se maintient dans l’orbite de l’économie de marché, tout en accordant une place significative à l’intervention régulatrice de l’État, envisagée comme instrument de préservation et de promotion du bien commun.

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Le conservatisme progressiste est une doctrine idéologique de nature syncrétique qui articule des orientations traditionnellement rattachées au conservatisme et des inflexions empruntées aux courants progressistes. Il se maintient dans l’orbite de l’économie de marché, tout en accordant une place significative à l’intervention régulatrice de l’État, envisagée comme instrument de préservation et de promotion du bien commun. Le conservatisme progressiste se constitue en Allemagne au cours de la décennie 1870 et, de manière concomitante, au Royaume-Uni dans les années 1880, sous l’impulsion institutionnelle respective du chancelier Otto von Bismarck et du Premier ministre Benjamin Disraeli. Dans l’espace politique britannique, la doctrine dite du « One Nation Conservatism » élaborée par Disraeli s’impose durablement comme l’une des matrices doctrinales dominantes du conservatisme progressiste, en structurant une tradition appelée à exercer une influence prolongée. Dans l’historiographie politique contemporaine du Royaume-Uni, plusieurs chefs de gouvernement — parmi lesquels Benjamin Disraeli, Stanley Baldwin, Neville Chamberlain, Winston Churchill, Harold Macmillan, David Cameron et Theresa May — sont fréquemment rangés dans la catégorie du « conservatisme progressiste », notion qui désigne une inflexion réformatrice au sein d’une matrice idéologique conservatrice, caractérisée par l’acceptation mesurée de transformations sociales et institutionnelles. Dans un tout autre cadre doctrinal, l’encyclique Rerum Novarum (1891), promulguée par l’Église catholique, est tenue pour l’un des textes fondateurs d’une orientation socio-politique ultérieurement qualifiée de catholicisme social, laquelle articule une critique des déséquilibres issus de l’industrialisation avec une volonté d’encadrement moral et institutionnel des rapports entre capital et travail. Aux États-Unis, Theodore Roosevelt s’impose comme la figure centrale rattachée, dans l’historiographie politique, à la formulation du conservatisme progressiste envisagé comme tradition idéologique structurée. Dans ses analyses du système partisan, il inscrit le Parti républicain de Abraham Lincoln dans une continuité qu’il qualifie de conservatrice et réformatrice tout à la fois, estimant qu’il s’agit d’une formation apte...

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