Dhimmi

Statut historique qui désigne les sujets non musulmans d'un État sous gouvernance musulmane

Nº Q273603 ★★★

Rare · Savoirs

Dhimmi

Statut historique qui désigne les sujets non musulmans d'un État sous gouvernance musulmane

Le mot dhimmi (en arabe : ذمّي) signifiant "protégé" en arabe est un terme du droit musulman qui désigne les sujets non-musulmans d'un État sous gouvernance musulmane. Ces sujets ont à la fois un statut protecteur contre le paiement d'un impôt particulier appelé djizîa et une loyauté envers l'État musulman, contrairement à un musulman qui lui doit s'acquitter obligatoirement de la Zakat, l'aumône constituant le 3ème pilier de l'islam.

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Le mot dhimmi (en arabe : ذمّي) signifiant "protégé" en arabe est un terme du droit musulman qui désigne les sujets non-musulmans d'un État sous gouvernance musulmane. Ces sujets ont à la fois un statut protecteur contre le paiement d'un impôt particulier appelé djizîa et une loyauté envers l'État musulman, contrairement à un musulman qui lui doit s'acquitter obligatoirement de la Zakat, l'aumône constituant le 3ème pilier de l'islam. En échange, l'État offrait essentiellement la protection de leur vie et de leurs biens et la liberté de conserver leur propre religion. Les dhimmis sont les non-musulmans vivant sous la protection d'un État islamique. Les dhimmis étaient exonérés de certaines fonctions spécifiquement attribuées aux musulmans[Lesquelles ?] s'ils payaient la taxe de vote (djizîa) mais étaient par ailleurs égaux en vertu des lois sur les biens, les contrats et les obligations. Les juifs et les chrétiens étaient tenus de payer la djizîa[pas clair] tandis que les non croyants, selon les différentes décisions des quatre écoles de droit (malikisme, hanafisme, hanbalisme et chaféisme), pouvaient être tenus d'accepter l'islam, de payer la djizîa, d'être exilés ou d'être tués La tradition débutant au VIe siècle attribue la paternité du statut de dhimmi au deuxième calife Omar. Ce statut a codifié pendant des siècles la place des personnes de religion monothéiste, principalement les minorités juives et chrétiennes à l'origine majoritaires dans les pays soumis aux autorités musulmanes. L'ensemble de règles ou le régime juridique auquel étaient soumis les dhimmis était appliqué avec plus ou moins de négligence ou de sévérité selon les périodes et les régimes. La distance était parfois considérable entre le discours rigoriste des théologiens, et l'attitude des juristes (faqîh), plus laxistes et pragmatiques, qui l'ont souvent emporté dans la réalité. Des juifs et des chrétiens furent ainsi nommés vizirs (Premiers ministres), et gouvernèrent...

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