Peu commune · Personnalités
Galehaut
Personaggio di vari romanzi appartenenti al ciclo bretone
Galehaut, seigneur des Îles Lointaines, fils de la Belle Géante (la reine des Tuatha Dé Danann en Irlande selon Barjavel) et lui-même de très grande taille, fait partie des chevaliers de la Table ronde. Dans le Tristan en prose (ou Roman de Tristan en prose), Galehaut est donné pour fils de Brunor.
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Galehaut, seigneur des Îles Lointaines, fils de la Belle Géante (la reine des Tuatha Dé Danann en Irlande selon Barjavel) et lui-même de très grande taille, fait partie des chevaliers de la Table ronde. Dans le Tristan en prose (ou Roman de Tristan en prose), Galehaut est donné pour fils de Brunor. Dans le Lancelot propre, il apparaît d'abord comme un envahisseur, vaincu en combat singulier par le personnage éponyme, pour lequel il éprouve aussitôt une amitié passionnée. Même s'il est difficile de savoir si la relation entre Lancelot et Galehaut est de nature purement amicale ou relève d'un amour homosexuel, il n’en reste pas moins que l’histoire de ce dernier est marquée par la passion que lui inspire le célèbre chevalier. On a ainsi pu mettre en évidence un double « triangle » de relations amoureuses à l’intérieur du roman de Lancelot. Le plus évident est celui dont les trois sommets sont occupés par Lancelot, le roi Arthur et la reine Guenièvre ; mais il en existe un second formé par Galehaut, Guenièvre et Lancelot. Ou, pour le dire autrement, de même que l’on peut concevoir une compétition pour Guenièvre entre Lancelot et Arthur, de même Guenièvre et Galehaut sont en compétition pour l’amour de Lancelot. Mais si Guenièvre – après bien des péripéties – se donne à Lancelot, ce que fait ce dernier pour Galehaut n'est jamais dit clairement. Peut-être la relation entre les deux hommes reste-t-elle spirituelle et n'ont-ils jamais de rapports physiques, même si Galehaut « donne son corps » à Lancelot, ainsi que tout ce qu'il possède sur terre, c'est-à-dire – en apparence – infiniment plus qu’il n'en reçoit : « [Galehaut] avait donné à Lancelot tout ce qu’un homme peut donner, c’est-à-dire son corps, son cœur et son honneur, qui vaut plus que tout le reste. Il lui avait donné son corps, puisqu’il préférait sa propre mort à celle de Lancelot; son cœur, puisqu’il ne pouvait avoir aucune joie sans lui; et il lui sacrifia un si grand honneur qu’il alla crier merci au roi Arthur, alors même qu’il l’avait mis en déroute et bien près d’être chassé de son royaume. » (La Fausse Guenièvre, version de François Mosès, Livre de Poche, 1998, p. 61, 63).
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