Commune · Personnalités
Hermann Michel
Hermann Michel, parfois également connu sous le pseudonyme « le prêcheur » (23 avril 1912, Holzheim en Bavière- présumé décédé le 8 août 1984 en Égypte ), était un SS-Oberscharführer qui participa à l'euthanasie forcée des malades mentaux menée dans le cadre de l'Aktion T4 et à l'extermination des Juifs à Sobibor au cours de l'opération Reinhard.
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Hermann Michel, parfois également connu sous le pseudonyme « le prêcheur » (23 avril 1912, Holzheim en Bavière- présumé décédé le 8 août 1984 en Égypte ), était un SS-Oberscharführer qui participa à l'euthanasie forcée des malades mentaux menée dans le cadre de l'Aktion T4 et à l'extermination des Juifs à Sobibor au cours de l'opération Reinhard. Au milieu des années 1930, Michel travaille comme infirmier au centre médical de Berlin-Buch. À la fin de la décennie, il est infirmier-en chef au centre de mise à mort de Hartheim où sont assassinés, par gazage ou injection létale, des malades mentaux dans le cadre du programme d'euthanasie forcée mise en place par le régime nazi ; il y travaille notamment avec Franz Stangl et Christian Wirth. Lorsqu'en avril 1942 le SS-Obersturmführer est nommé commandant du camp, il désigne Hermann Michel comme commandant-adjoint vraisemblablement grâce à leur précédente relation dans le cadre de l'Aktion T4 et à l'expérience de Michel dans le programme d'euthanasie forcée des malades mentaux. Michel est décrit comme un homme élancés et gracieux, aux mires délicats et à la voix agréable. Les discours polis et raffinés qu'il adresse aux déportés lui valent le surnom de « prêcheur ». Ada Lichtman, un survivant de Sobibór décrit l'accueil des déportés: « Nous avons entendu mot pour mot les propos de Michel, debout sur une petite table, essayant de convaincre les déportés pour les calmer. Il leur promet qu'après les bains, leurs affaires personnelles leur seront restituées et qu'il était temps pour les Juifs de devenir des éléments productifs. Pour l'instant, ils seront conduits dans le commissariat général d'Ukraine pour y vivre et y travailler. Ce discours suscite la confiance et l'enthousiasme des déportés, dont certains applaudissent, dansent et chantent. » Après de discours rassurant, les déportés assez rassurés sont immédiatement amenés à se séparer de leurs objets de valeur, forcés de se déshabiller et pour les femmes, conduites dans un baraquement où l'on leur coupe les cheveux, ces opérations précédant l'envoi forcé vers les chambres à gaz.
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