Les Lois

Dialogue de Platon

Les Lois (en grec ancien : Νόμοι / Nόmoi) est le titre du dernier des dialogues de Platon, après le Philèbe. C’est aussi le plus long des dialogues platoniciens et le seul où Socrate n’apparaît pas. Selon André Laks, il peut être lu comme « le premier traité de philosophie politique de la tradition occidentale ».

Nº Q752285 ★★

Peu commune · Littérature

Les Lois

Dialogue de Platon

Les Lois (en grec ancien : Νόμοι / Nόmoi) est le titre du dernier des dialogues de Platon, après le Philèbe. C’est aussi le plus long des dialogues platoniciens et le seul où Socrate n’apparaît pas. Selon André Laks, il peut être lu comme « le premier traité de philosophie politique de la tradition occidentale ».

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Les Lois (en grec ancien : Νόμοι / Nόmoi) est le titre du dernier des dialogues de Platon, après le Philèbe. C’est aussi le plus long des dialogues platoniciens et le seul où Socrate n’apparaît pas. Selon André Laks, il peut être lu comme « le premier traité de philosophie politique de la tradition occidentale ». Dans les Définitions du pseudo-Platon, le mot « Loi » est défini comme la « décision politique du grand nombre, qui vaut sans limitation dans le temps » (415 b-c). Platon, dans ce dialogue, tout comme dans La République, traite de la meilleure constitution politique. Il imagine dans les Lois la constitution de la cité la meilleure possible, en proposant pour modèle à ses dirigeants le juste selon les dieux. Ce modèle est l'image qu’ils doivent suivre pour unifier la cité et la rendre entièrement vertueuse. Cette cité idéale n’est cependant pas totalement utopique. Dans les Lois, Platon est plus empirique que dans La République puisqu'il examine des constitutions réelles et propose une description très détaillée d'une constitution aussi juste que possible. Dans ce dialogue, trois vieillards discutent de la valeur de la constitution de plusieurs cités. Les punitions des lois infligées aux êtres vivants ne doivent pas être inférieures à celles des Enfers (881 b) et vont d'une amende de 20 drachmes à une mine. L'éducation à Sparte négligeait l'âme et ne s'occupait que du corps ; aussi la politique de domination, la passion guerrière et l'immoralité des femmes furent sévèrement jugées par Platon. Tout au long de son œuvre, Platon a dénoncé les excès de l'oligarchie, où les riches dominent les pauvres, et ceux de la démocratie, entendue au sens de démagogie populaire, où les pauvres tentent de dominer les riches. Dans le Livre VIII de La République, il examine un régime...

Texte : Wikipédia, CC BY-SA 4.0. · Image : Marie-Lan Nguyen (CC BY 2.5) ·

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