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Pierre Clastres

Ethnologue et anthropologue français

Pierre Clastres, né le 17 mai 1934 à Paris 14e et mort accidentellement le 29 juillet 1977 à Gabriac en Lozère, est un ethnologue et anthropologue français. Chercheur au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), membre du Laboratoire d’anthropologie sociale et enseignant à l'École pratique des hautes études, il est considéré comme un penseur libertaire ou anarchiste.

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Pierre Clastres

Ethnologue et anthropologue français

Pierre Clastres, né le 17 mai 1934 à Paris 14e et mort accidentellement le 29 juillet 1977 à Gabriac en Lozère, est un ethnologue et anthropologue français. Chercheur au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), membre du Laboratoire d’anthropologie sociale et enseignant à l'École pratique des hautes études, il est considéré comme un penseur libertaire ou anarchiste.

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Pierre Clastres, né le 17 mai 1934 à Paris 14e et mort accidentellement le 29 juillet 1977 à Gabriac en Lozère, est un ethnologue et anthropologue français. Chercheur au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), membre du Laboratoire d’anthropologie sociale et enseignant à l'École pratique des hautes études, il est considéré comme un penseur libertaire ou anarchiste. Clastres effectue des recherches en Amérique du Sud sur les sociétés autochtones de la forêt tropicale, où il séjourne auprès de certaines d'entre elles (notamment les Javaés et les Yanomami). Outre la description et l'analyse de l'organisation sociale de ces sociétés (particulièrement les Guayaki et les Chulupi), il s'intéresse aux mythologies des peuples autochtones qu'il étudie (comme celle des Guarani) et il réfléchit sur leur usage du langage. Enfin, sur un plan plus théorique, il critique les présupposés et les impensés de l'ethnologie et de l'anthropologie politique. Ses livres les plus connus, Chronique des Indiens Guayaki et La Société contre l'État, offrent deux approches différentes de ce terrain sud-américain : le premier, proprement ethnographique, décrit en détail la société de chasseurs nomades Aché ; le second, plus anthropologique, élabore une réflexion sur le pouvoir politique en étudiant comment certaines sociétés autochtones sud-américaines décident de ne pas instituer l'État. Revenu du terrain sud-américain, Clastres observe en ethnologue et en anthropologue celui où il est né : la société occidentale. D'une part, il critique certains travers de sa société, comme le rapport au langage, la conception de la guerre et la pratique de l'ethnocide. D'autre part, il avance une thèse sur les « sociétés primitives » (des sociétés indivisées où est institué un pouvoir politique non coercitif) dont le corollaire s'applique aux sociétés occidentales : des sociétés divisées en « dirigeants/citoyens » où est institué un pouvoir politique coercitif exercé par « l'État »....

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