Porajmos

Génocide des Roms commis par l'Allemagne nazie

Le Porajmos, Porrajmos (littéralement « dévorer » en romani), Samudaripen ou génocide tzigane est l'entreprise de persécutions et d'extermination des ethnies roms (ou sinté, manouches, gitans, kalderash, etc.) et Yéniches appelés « Tsiganes » (Zigeuner en allemand), nomades, sédentaires ou semi-sédentaires pendant la Seconde Guerre mondiale, en Allemagne nazie, dans les territoires qu'elle occupe et chez ses alliés. Les estimations de plusieurs historiens varient entre 200 000 et 500 000 victimes.

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Super rare · Histoire

Porajmos

Génocide des Roms commis par l'Allemagne nazie

Le Porajmos, Porrajmos (littéralement « dévorer » en romani), Samudaripen ou génocide tzigane est l'entreprise de persécutions et d'extermination des ethnies roms (ou sinté, manouches, gitans, kalderash, etc.) et Yéniches appelés « Tsiganes » (Zigeuner en allemand), nomades, sédentaires ou semi-sédentaires pendant la Seconde Guerre mondiale, en Allemagne nazie, dans les territoires qu'elle occupe et chez ses alliés. Les estimations de plusieurs historiens varient entre 200 000 et 500 000 victimes.

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Le Porajmos, Porrajmos (littéralement « dévorer » en romani), Samudaripen ou génocide tzigane est l'entreprise de persécutions et d'extermination des ethnies roms (ou sinté, manouches, gitans, kalderash, etc.) et Yéniches appelés « Tsiganes » (Zigeuner en allemand), nomades, sédentaires ou semi-sédentaires pendant la Seconde Guerre mondiale, en Allemagne nazie, dans les territoires qu'elle occupe et chez ses alliés. Les estimations de plusieurs historiens varient entre 200 000 et 500 000 victimes. Les Roms sont démographiquement la troisième population européenne victime d'une extermination familiale et raciale, après les Juifs d'Europe et les Arméniens. En Europe, la reconnaissance de ce génocide est tardive. C'est en 1982 qu'il est reconnu en Allemagne, où son déni relève d'une infraction pénale. Outre l'antitsiganisme persistant, de multiples raisons ont pu contribuer à ce retard. Comme les traumatismes générés pour les survivants, associés aux coutumes de transmissions orales. Une tradition des tabous, de la discrétion, l'usage de noms d'emprunt, ainsi que le partage interne à la communauté dû à une méfiance accrue en raison des persécutions. Faute d'une organisation puissante pour représenter ces peuples sans frontière et politiquement sous-représentés, les autorités ont pu occulter ce génocide durant plusieurs décennies. En raison du nomadisme qui concerne une partie d'entre eux, le recensement par les administrations officielles est délicat. Contrairement à une idée répandue, la grande majorité de ces populations, qui sont présentes en Europe depuis le VIIIe siècle, étaient des familles sédentaires, stables et faisant partie intégrante des sociétés. Les Roms, sédentaires ou non, sont surveillés et fichés dès que possible par la majeure partie des États européens, ce dès la fin du XIXe siècle, ce qui facilite les actions violentes menées contre eux. Les victimes du Porajmos ont été longtemps oubliées, parfois confondues avec des personnes juives. Pour marquer les détenus tsiganes des camps, les nazis leur...

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