Peu commune · Histoire

Surexploitation

En sciences de l'environnement, stade où un prélèvement de ressources naturelles, peu renouvelables, dépasse le stade du renouvellement

La surexploitation, en sciences de l'environnement et dans l'économie du développement durable, est le stade où un prélèvement de ressources naturelles, difficilement ou coûteusement renouvelables, dépasse le stade du renouvellement. La surexploitation du « capital nature » induit une altération des écosystèmes, parfois irréversible aux échelles humaines de temps, avec d'éventuels impacts collatéraux à échelle planétaire (sur le climat en particulier).

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La surexploitation, en sciences de l'environnement et dans l'économie du développement durable, est le stade où un prélèvement de ressources naturelles, difficilement ou coûteusement renouvelables, dépasse le stade du renouvellement. La surexploitation du « capital nature » induit une altération des écosystèmes, parfois irréversible aux échelles humaines de temps, avec d'éventuels impacts collatéraux à échelle planétaire (sur le climat en particulier). Les enjeux et solutions passent par une meilleure connaissance des seuils à ne pas dépasser et la restauration de l'équilibre entre prélèvements et conservation. La surexploitation prend différentes formes, comme la surpêche pour les ressources halieutiques, le surlabourage pour les terres arables, la surchasse pour les ressources animales et le surpâturage pour les ressources végétales. La prise de conscience du caractère « fini » du capital naturel, et de l'interdépendance de ses éléments et de ces éléments avec les conditions de vie de l'humanité, et le capital financier semble récente. C'est un des fondements du « développement soutenable » ou des théories de la « décroissance » soutenable ou conviviale. Les causes de surexeploitation sont anciennes, et pour certaines ressources peuvent remonter au moins à l'Antiquité, voire expliquer l'extinction de certaines civilisations (désertification d'une grande partie de la Mésopotamie, mort de la culture de l'Île de Pâques…). La surexploitation s'est largement amplifiée depuis l'époque moderne, et surtout depuis le XIX siècle. Elle peut être vue comme le résultat de l'application de certaines philosophies, comme l'industrialisme et le saint-simonisme : le premier numéro du journal saint-simonien Le Producteur (1 octobre 1825) expose en effet les grandes lignes de cette philosophie : « Il s'agit de développer et de répandre les principes d'une philosophie nouvelle. Cette philosophie, basée sur une nouvelle conception de la nature humaine, reconnaît que la destination de l'espèce, sur ce globe, est d'exploiter et de modifier à son plus grand avantage la nature extérieure. » Jean-Baptiste Say écrivait quant à lui en 1828-1829 : « Les richesses naturelles sont inépuisables, car, sans cela, nous ne les obtiendrions pas gratuitement.

Texte : Wikipédia, CC BY-SA 4.0. · Image : Lamiot (CC BY-SA 3.0) ·

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