Tsumi
Nº Q3541665 ★★★
Rare · Savoirs
Tsumi
Le tsumi (罪) au Japon est une entorse à la moralité ou l'éthique religieuse, particulièrement au shintô. On peut l'identifier au péché des religions occidentales.
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Le tsumi (罪) au Japon est une entorse à la moralité ou l'éthique religieuse, particulièrement au shintô. On peut l'identifier au péché des religions occidentales. On trouve deux sortes de tsumi : l’amatsumi (天つ罪, fautes criminelles, violation des tabous) et le kunitsu tsumi (国つ罪, crimes de sang, maladies, inceste, ou kegare). Selon le Kojiki et le Nihon shoki, les huit transgressions attribuées à Susanoo dans le Takama no hara, comme la destruction des digues séparant les rizières, le remblaiement des fossés d'irrigation, l'ouverture des vannes des réservoirs, la destruction des champs, les semis excessif, la dispersion de piquets pointus dans les champs, la dépeçage d'animaux vivants à rebrousse-poil et la défécation dans la salle sacrée, donnèrent leur nom à la catégorie des amatsu tsumi. Selon Orikuchi Shinobu, cette notion désignait à l'origine la période où les paysans, comme durant la saison des pluies, devaient rester chez eux et se repentir de leurs méfaits, un usage dont l'origine remonterait précisément à la légende de Susanoo, kami des rizières (ta no kami). Les kunitsu tsumi désignent quant à eux d'autres crimes tels que l'inceste, la bestialité, la pratique de la magie, ou les présages funestes annonçant de grands cataclysmes. Les deux catégories apparaissent appariées dans le grand rituel de purification (ōharae no kotoba) de l’Engi shiki. Le Jingiryō (« règlements sur les kami ») fixait par ailleurs des règles précises concernant les rites de purification et les tabous relatifs aux funérailles, aux visites aux malades, à la consommation de nourriture, aux peines capitales et aux conditions de pollution, collectivement désignées sous le nom de rokushiki no kinki.
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