Dakini
Déesse mineure
Nº Q1127224 ★★★
Rare · Savoirs
Dakini
Déesse mineure
Une dakini (sanskrit IAST : ḍākinī), translittéré en japonais : 荼枳尼天, dakini-ten, ou encore khandroma (tibétain : མཁའ་འགྲོ་མ་, THL : 'mkha'-'gro-ma') ; chinois : 空行母 ; pinyin : Kōngxíng mǔ) est une divinité féminine du bouddhisme vajrayāna ou un « démon-femelle » dans l'hindouisme, importante dans les pratiques tantriques du bouddhisme tibétain. Les dākinīs hindoues (et leurs équivalents masculins, les dākas) se déplacent dans le ciel, ce que traduit leur nom chinois et tibétain (kōng / mkha, ciel ; xíng / gro, déplacement ; mǔ / ma, fem...
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Une dakini (sanskrit IAST : ḍākinī), translittéré en japonais : 荼枳尼天, dakini-ten, ou encore khandroma (tibétain : མཁའ་འགྲོ་མ་, THL : 'mkha'-'gro-ma') ; chinois : 空行母 ; pinyin : Kōngxíng mǔ) est une divinité féminine du bouddhisme vajrayāna ou un « démon-femelle » dans l'hindouisme, importante dans les pratiques tantriques du bouddhisme tibétain. Les dākinīs hindoues (et leurs équivalents masculins, les dākas) se déplacent dans le ciel, ce que traduit leur nom chinois et tibétain (kōng / mkha, ciel ; xíng / gro, déplacement ; mǔ / ma, femme). Cette faculté est un accomplissement magique (siddhi), occulte dans le cas des dākinīs dites mondaines, ou spirituel pour les dākinīs dites de sagesse. Dans ce dernier cas, le ciel est le symbole bouddhiste de la sagesse inhérente à la vacuité fondamentale, et s'y mouvoir représente les moyens habiles (upayas) mis en œuvre en vue de l'Éveil universel (bodhicitta). Généralement le terme dākinī semble provenir de la racine de daksha, signifiant capacité, habilité. Cependant, d'autres interprétations ont été proposées. Pour certains, dak- signifierait « appeler en criant ou en frappant » et ferait référence aux tambours ou psalmodies de femmes-shamans. Au Bengale et dans l'actuel Bangladesh, région d'origine du maître indien Atisha et des mahāsiddhas Tilopa et Naropa, où le culte des dakinis était autrefois répandu, dakh signifie « pur » ou « incomparable ». C'est l'origine du nom de la ville de Dacca et de celui de la déesse Dhakeshwari qui y a un temple. Le village de naissance d'Atisha se nomme d'ailleurs Vajrayogini, nom d'une importante dākinī bouddhiste. Les dākinīs sont des personnages composites dans lesquels on entrevoit la silhouette de divinités de cultes antérieurs au tantrisme ou au bouddhisme, d'esprits de la nature, de sorcières ou démons féminins indiens ou himalayens. Dans le bouddhisme tibétain, elles peuvent être des déités...
Texte : Wikipédia, CC BY-SA 4.0. · Image : Didier Descouens (Public domain) ·